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Club de lecture

Compte rendu Club de lecture 29 mai 2017

 

Etaient présentes : Stéphanie – Christine

Excusées : Adeline
 

Cette fois – ci nous avions décidé de nous retrouver autour d’un seul roman «  Le grand Paris » d’Aurélien Bellanger.

L’auteur.

Aurélien Bellanger est né en 1980 à Laval. Il affirme être un fan inconditionnel du Club des cinq d'Enid Blyton. Il grandit à Barentin, puis dans l'Essonne. Aurélien Bellanger est philosophe de formation et ancien libraire. 

Il a publié un essai sur Michel Houellebecq, "Houellebecq écrivain romantique", aux éditions Leo Scheer en 2010. Il a écrit quelques poèmes, publiés sur son blog, Hapax.

Il est critique de philosophie pour nonfiction.fr depuis octobre 2007.

En 2012, il publie chez Gallimard son premier roman "La Théorie de l'information". La biographie de son personnage principal, Pascal Ertanger, est largement inspirée de la vie du PDG de Free. 

Le prix de Flore, qui fête son vingtième anniversaire, lui a été attribué en 2014, au premier tour, pour son deuxième roman, "L'aménagement du territoire " (Gallimard).

En 2017, il publie "Le grand Paris". Il fait par ailleurs quelques apparitions en tant qu'acteur dans les films de Justine Triet

 

Le Grand Paris

Alexandre Belgrand, héritier d’une grande famille d’urbanistes , ayant à leur actif les égouts de Paris jusqu’à la création du Parc Astérix, espère, après de brillantes études dans une des meilleures écoles du pays,  se diriger vers la Finance.
C’est la rencontre avec un professeur un peu border line, et sa fascination pour la ville qui vont le diriger  vers la faculté afin d’écrire une thèse sur Paris et son avenir.
De rencontres en rencontres, il va s’agréger à l’entourage du « Prince », candidat heureux à l’élection présidentielle de 2007,  qui a pour ambition de créer un Grand Paris. Ce Grand Paris s’étendra aux départements limitrophes et au fil de ses propres découvertes, Alexandre fera presque une fixation sur le 93 qui à ses yeux, est le plus bel avenir de Paris .Il en comprendra si bien le fonctionnement qu’il finira par se convertir à l’Islam pour des raisons avant tout philosophiques
.

Ce livre est vraiment  singulier mêlant de manière déroutante, roman, reportage et essai, fiction et réalité en établissant des connections entre différentes disciplines, de la géographie à la philosophie, de l'urbanisme à la religion le tout  dans un foisonnement d’informations plutôt bien documentées.

« Le Grand Paris » porte bien son titre car la ville est omniprésente. C’est un personnage à part entière  et  Stéphanie  pense aussi  que l’auteur à voulu insinuer qu’il voulait parler des grands de ce monde  puisque Paris est une ville  dominante.
Christine, elle y voit plutôt un jeu de mot, dans le sens où on peut comparer le Grand Paris du titre, comme étant un grand défi .Effectivement ce projet ambitieux n’est-il pas un grand pari sur lequel Alexandre Belgrand a choisi de miser ?

 En revanche, Stéphanie et Christine ont trouvé que  le personnage principal, Alexandre Belgrand était présenté comme un antihéros : alcoolique, il subit les évènements  plutôt que de faire de vrais choix. Il évolue au sein du pouvoir, par hasard et grâce aux heureuses rencontres qu’il va faire. Il subit son destin en choisissant le métier d’architecte  car il veut aussi continuer la tradition familiale. Son grand-père et son père étaient de grands constructeurs qui ont laissé leur empreinte. Bien que le lecteur croule sous les pensées du personnage,  celui-ci ne semble éprouver que peu d’émotions et paraît  détacher de ce qui  lui arrive. Les autres personnages sont des météorites dans sa vie qui lui servent à gravir les échelons du pouvoir. Stéphanie et Christine avouent qu’elles ont eu du mal à comprendre ce personnage et qu’elles ne se sont pas senties concernées par son histoire.

Ce roman présente les déambulations d’un jeune homme dans les sphères de la  politique et de l’urbanisme, mais nous ne rentrons pas dans son univers, tant l’écriture nous tient à distance.

De très nombreuses descriptions et des phrases très (trop) longues  font que ce livre ne se lit pas en dilettante, ce qui  gâche les quelques pages intéressantes que l’on a la chance de découvrir tout au long de cette lecture, somme toute ardue.  De plus, le sujet du  roman  qui se veut une critique de notre époque, en fait plus un essai qu’une œuvre de fiction. 

Les différents lieux de  Paris sont quand à eux, très bien présentés mais la description peut paraître longue pour le lecteur surtout s’il ne connaît pas très bien la capitale.

Stéphanie a trouvé que les métaphores sont parfois très intéressantes  mais d’autres, en revanche, frisent le ridicule et sont incohérentes. L’auteur les a écrites un peu par esprit narcissique.

Il y a 3 grands chapitres dans ce roman. Stéphanie et Christine ont trouvé que la partie la plus intéressante est celle, où notre héros  se retrouve en plein désert algérien, d’ où il  assistera impuissant, par médias interposés,  au soulèvement des  quartiers de l’est parisien à l’automne 2005.
Dans cette partie, la réflexion de notre architecte se fait un peu plus humaine et il semble moins détaché par ce qui l’entoure.

Cependant, la fin du roman  a laissé nos deux lectrices dubitatives. Les chapitres sont décousus et on a l’impression qu’il ne sait pas trop comment terminer son récit. Des pistes sont proposées mais pas creusées, faute de temps pour les développer, notamment sur l’islam et sur la conversion de notre héros, conversion qui arrive comme un cheveu sur la soupe. On ne comprend pas  trop son cheminement intellectuel  qui l’entraîne vers  ce changement. Stéphanie y voit un besoin de mettre de l’ordre à sa vie après avoir flirté avec les dessous  machiavélique du monde politique.

Stéphanie a donc trouvé que ce livre avait des côtés intéressants grâce, entre autre ,aux  images utilisées,  aux  métaphores  qui étaient la plupart du temps assez littéraires , et aussi grâce à l’analyse profonde que l’auteur nous donne du monde de la politique et de l’architecture de Paris . Cependant, ces quelques qualités sont complètement noyées  par les trop longues  descriptions, ce qui fait que l’on ne garde de ce roman que le côté rébarbatif du texte.
C’est un livre ardu qui ne s’apprécie que si on le lit petits bouts par petits bouts.
Stéphanie et Christine n’ont pas aimé le rythme du livre en revanche elles ont apprécié découvrir les dures  réalités du monde politique  et l’univers architectural car c’est un roman très  bien documenté.

A sa parution ce livre  a été encensé par les critiques mais nos deux lectrices n’ont pas vraiment adhéré à l’écriture de Bellanger qu’elles ont jugée nombriliste, égocentriste et un peu trop bavarde.
 

 

Le club littéraire prend ses quartiers d’été et vous retrouvera fin septembre (nous vous donnerons en temps voulu la date exacte de notre rencontre).

Nous fonctionnerons donc par trimestre : les deux premiers  mois, présentation de coups de cœur littéraires et le troisième mois discussion autour d’un livre commun.
Nous avons déjà sélectionné deux romans qui feront l’objet de débat : La Tresse de Laetitia Colombani et Croire au merveilleux de Christophe Ono-Dit- Biot. Ainsi en vous donnant les titres de ces deux livres cela permettra à ceux / celles qui veulent nous rejoindre de les acheter pendant les vacances d’été.

N’hésitez pas à nous contacter .

Bonnes vacances et bonne lecture !!!

 


Compte-rendu Club littéraire du 24 avril  2017

 

Étaient présentes:  Adeline- Christine-Stéphanie

 Stéphanie ouvre la discussion avec un premier livre intitulé « le Vestibule des causes Perdues» de  Manon Moreau .  

Ce livre raconte la marche vers Compostelle d'une petite bande de cabossés de la vie.L'histoire de gens qui n'avaient aucune chance de se croiser, mais qui tous, un jour, enfilent de grosses chaussures, un sac à dos et mettent le cap vers les confins de l'Espagne,  vers  Saint-Jacques-de-Compostelle. Il s’agit du premier roman de Manon Moreau. 
C'est un livre qui entremêle la vie de 9 personnages  différents, qui ne se connaissent pas .Des univers variés, des  personnages empêtrés dans leurs remords, leurs doutes, leurs craintes… Tous ont pris la route pour une bonne raison, qui deviendra  une évidence au fur et à mesure des étapes.
On découvre leur motivation, leur secret et leur histoire tout au long du chemin.Ces marcheurs solitaires, vont se croiser au fil des étapes, se revoir, partager leurs peines, s’entraider, et nouer des liens qui viendront illuminer leur chemin et rendront ce voyage unique et merveilleux

 

Stéphanie a trouvé ce livre agréable et facile à lire car écrit dans un style léger avec des descriptions courtes.  Construit en petits chapitres, les émotions y sont décrites avec finesse et poésie. C’est un livre original qui se termine sur une fin heureuse même si,  tous comprennent, qu'après le chemin, rien ne sera jamais plus comme avant. En même temps, c'est une fin ouverte car ils ont tous une piste nouvelle vers laquelle se tourner.
L'auteur a souhaité montrer la valeur des petites choses, des petits bonheurs que l'on a chaque jour. Elle soulève la question « qu'est- ce qu'on attend de la vie?»
Stéphanie a aimé cette histoire car elle apprécie qu'on lui propose des tranches de vie avec des personnages ordinaires .Elle a aussi beaucoup aimé découvrir le chemin de Compostelle car elle aimerait un jour le faire et ce livre lui a donné encore plus envie de partir

En revanche, elle a été un peu perturbée au début  du roman car les personnages changeaient très vite et elle n'avait pas le temps de s'y attacher, mais cela ne l'a pas empêché d'être emportée par le style et l'histoire ce qui fait que ce petit bémol l'a beaucoup moins gêné par  la suite.

 

Le deuxième livre que Stéphanie nous présente s'appelle « Deux ans, huit  mois et vingt-huit nuits» de Salman Rushdie.  On se souvient que l'auteur des « Versets sataniques» écrit en  1988  déclencha une fatwa contre lui, de la part de l'ayatollah Khomeini .

Ce dernier roman de Rushdie est une référence explicite au célèbre recueil «  des Mille et une Nuits » et tel Shéhérazade , il raconte une histoire ou s'imbrique le monde réel et imaginaire.
Avec ce livre l'auteur nous surprend encore un fois car il nous offre un conte philosophique mêlant humour et magie

Mille et une années après les événements, un narrateur raisonnable vivant dans un monde pacifié et "libéré" de la religion, relate les événements survenus lors de la Guerre des Mondes, qui opposa pendant mille et un jours le monde des hommes et le Péristan, le monde magique des Djinns.

Si Stéphanie a aimé ce roman,  c'est parce que c'est  un joli texte et l'univers magique dans lequel nous emmène l'auteur est plaisant. Il n'empêche que, ce livre ne se lit pas facilement car les phrases sont longues voire très longues et même parfois alambiquées.Stéphanie reconnaît que, le style un peu lourd et les phrases longues, ont pesé sur le plaisir de lire car cela a rendu la lecture de ce roman un peu plus  ardue. 

Pourtant, elle a aimé le côté féerique du livre, présenté comme une légende mais aussi Stéphanie a particulièrement apprécié les thèmes profonds qui sont soulevés dans ce roman. Car c'est un livre qui semble léger en apparence mais qui aborde des problèmes très forts.

En effet, l'auteur envoie un message sur la nature humaine et sur la croyance en Dieu. En conclusion , il nous dit qu' à son avis l'homme serait  plus heureux sans Dieu.

Adeline nous a, à son tour parlé d' une de ses lectures. Son premier livre s'intitule «  Vermon Subutex » de  Virginie Desplentes . Ce livre se divise en 2 tomes .
Avec le premier livre, la romancière dresse une formidable cartographie de notre société.

Ancien disquaire qui croule sous les impayés  Vermon Subutex se retrouve à la rue. A 40 ans ce vieil enfant du rock est désormais au chômage sans indemnités. Sans domicile , sans famille, sans attaches,  Vermon commence  sa  dérive. Il appelle à la rescousse d'anciens amis qui vont l'héberger pendant quelques temps.
Dans ce roman Virginie Despentes dresse une galerie de portrait haut en couleurs.

 

Adeline a trouvé ce roman divertissant même si l'auteur décrit notre monde sans concession et a une vison pessimiste de notre société. A la fin du premier tome, Vernon Subutex est devenu SDF .

On retrouve Vernon Subutex dans le deuxième tome.

Notre héros est toujours à la rue et il s'y fait. Il va devenir le centre d'une troupe hétéroclite de laissés -pour -compte qui se retrouvent tous les jours aux Buttes Chaumont.
Adeline a préféré le deuxième livre car elle a trouvé l'histoire plus légère. En effet Vernon est heureux de sa vie de clochard car cela symbolise la liberté , une vie sans contrainte. Roman divertissant et intéressant. Le troisième tome doit sortir prochainement.

 

Puis Adeline nous a parlé du roman «  Petit Pays » de Gaël Faye.

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés.  Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce    « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire.  Mais le début de la fin de ce bonheur s'annonce quand le jeune garçon assiste simultanément aux disputes de ses parents et aux prémices d'une guerre civile qui oppose Hutus et Tutsis, bientôt suivie du génocide rwandais.

Ce roman a obtenu de  nombreux pris dont le prix Goncourt des lycéens. 

Adeline a beaucoup aimé cette histoire largement inspirée de la vie de l'auteur  car c’est un roman efficace qui nous  amène a voir l'horreur de la guerre  et les terreurs de cette Afrique terrible par les yeux d'un enfant. . Roman bien écrit, cette histoire se lit très facilement et malgré la violence du sujet on garde une note d'espoir puisque ce livre se finit bien .

 

Le troisième roman qu'Adeline a aimé s'intitule «  Ils vivent la nuit » de Dennis Lehane

Boston 1926. En pleine Prohibition, l'alcool coule pourtant à flots dans les bars clandestins.  Joe, le plus jeune fils du commissaire adjoint Thomas Coughlin, est bien décidé à se faire une place au sein de la pègre, vivant de hold-up moyennement ambitieux, louvoyant entre les intérêts des parrains locaux..

 

Adeline apprécie beaucoup cet auteur et naturellement elle s'est empressée de lire ce dernier roman.

Elle a beaucoup aimé ce livre  car l'auteur présente une très belle fresque sur l'Amérique de la Prohibition . Roman noir, ambitieux et très réussi , le récit est parfaitement maîtrisé.

Un film, inspiré de  ce roman est sorti en janvier de cette année, réalisé et interprété par Ben Affleck. 

 

Puis c'est au tour de Christine de nous parler de ses coups de cœur littéraire .
« Une chanson douce » de Leïla Slimani est le premier livre  présenté par Christine .

Dès le début du roman, c’est clair, Leïla Slimani ne ménage pas son lecteur.Le récit commence par une scène sordide qui fait froid dans le dos . C'est un cri ,le cri que pousse la mère lorsqu’elle découvre les corps, sans vie, de ses deux enfants assassinés par leur nourrice. La romancière restitue alors les événements qui ont mené à cette tragédie .Elle raconte, l'histoire ordinaire d'un couple de jeunes Parisiens, nommés Paul et Myriam. A la naissance de son second enfant, Myriam a une opportunité professionnelle. Elle doit trouver une nourrice en urgence. Elle semble l'avoir trouvée lorsque Louise se présente pour le poste. Louise s'installe donc dans l'appartement familial et dans leur vie ; elle devient même indispensable. Jeune femme effacée, veuve, en difficulté financière, Louise révèle rapidement des talents de fée du logis et de nounou parfaite. Pourtant, c'est compliqué d'être patron, de trouver la bonne distance, de faire preuve de gratitude sans humilier , et d'autorité sans blesser . C'est le cœur de l'intrigue, le problème de la place prise (ou abandonnée par facilité à la jeune femme dont on ne connaît pas l'intimité, le passé, les galères) . En effet, Louise a pris une place importante au sein du noyau familial mais elle en reste étrangère. Alors, comment cette femme irréprochable a-t-elle pu devenir une tueuse ? C'est ce que Leïla Slimani va par petites touches nous amener à comprendre en faisant une brillante analyse sociologique .

Christine a bien aimé ce roman qu'elle a lu très vite car dès les premières pages on ne peut plus le lâcher. En effet, la tension  va crescendo et l'on veut comprendre par quel mécanisme cette femme qui s'occupait si bien des enfants à pu en arriver à cet acte extrême. Alors, on suit avec intérêt, la folie grandissante de Louise jusqu'à la fin.
Pourtant même si ce livre est bouleversant par son sujet et son authenticité , Christine pense que ce livre ne méritait pas le Goncourt car il lui a laissé une impression  d’inachevé.

 

 

Ensuite Christine a parlé du roman de Harper Lee «  Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur », roman qui a reçu le Prix Pullizer en 1961 

Grand classique de la littérature antiségrégationniste, « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur » est un roman qui a marqué le monde entier par son approche singulière et pédagogique du racisme et de la ségrégation.
En Alabama, dans les années 30, Atticus Finch, avocat intègre et rigoureux qui élève seul ses deux enfants, est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
Dans un sud engoncé dans ses réflexes racistes, héritage issu d'un passé esclavagiste, le récit de ces événements  vu par les yeux d'une petite fille, Jean Louise surnommée Scout , fille de Atticus Finch, nous interpelle .  Scout est vive et espiègle, dénuée de tous préjugés et elle  marque forcément les consciences, d'autant plus que l'issue d'un tel procès à cette époque et en Alabama, est scellée le début…

 

C'est un livre tout simplement remarquable  car  tout y est, la nostalgie d'une époque révolue, la candeur et les interrogations de l'enfance, la sagesse d'un patriarche d'un côté, la bêtise populaire portée par les préjugés de l'autre, avec l'innocence des faibles contre la violence de ceux qui croient appartenir à l'élite. Ce roman nous donne une belle peinture de la société américaine des années 1930.
Christine a vraiment beaucoup aimé ce livre car Harper Lee a su raconter à travers, les yeux de  cette enfant une époque et nous transporter dans son univers.


C'est pourquoi, lorsque Harper Lee a publié son deuxième livre «  Va et poste une sentinelle » Christine a tout de suite été attirée par ce roman. En 2015, Harper Lee crée la surprise en publiant 55 ans après son formidable «  Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur » ce second roman où l'on retrouve Scout vingt ans après.

Dans le milieu  des années 50, Jean Louise Finch revient à Maycomb, sa petite ville natale de l'Alabama, qu'elle avait désertée pour faire des études à New York. Elle est venue rendre visite à son père. Jean Louise est devenue une jeune femme toujours aussi  mutine et peu encline à suivre les règles de la bienséance sudiste. Elle est une jeune femme indépendante et émancipée. Puis, elle va découvrir que son père, son petit ami, la plupart de ses anciens copains d'école, sont membres de conseils de citoyens, des collectifs ségrégationnistes, proche  du Klan.  Comment Atticus peut-il laisser parler ces hommes racistes et les écouter tranquillement sans quasiment broncher ? Comment Atticus, son père, cet homme intègre et grand défendeur des opprimés, fervent combattant des discriminations et de la ségrégation raciale peut-il siéger à un conseil des citoyens, aux côtés de ceux qu'il avait toujours détesté, ceux qui prônaient la haine et la supériorité des Blancs sur les Noirs ? Qu'il est difficile de grandir et de ne plus vivre protégée par la cuirasse de l'enfance ! Qu'il est difficile de voir les autres vieillir et de se rendre compte que finalement, ce ne sont que des êtres humains ! Qu'il est difficile d'accepter que les mentalités restent parfois enlisées dans la boue d'il y a un siècle ! Qu'il est difficile d'avoir des combats à mener, alors que l'on voudrait juste être blottie dans les bras bienveillants de ceux qu'on aime, ces mêmes bras qui désormais nous rejettent...

 

Christine a beaucoup aimé ce roman dans lequel ce grand écrivain sudiste met énormément d'elle-même , de ses espérances et de sa foi dans l'humanité.C'est la chronique, douce amère du temps qui passe et des choses qui changent et ne reviennent plus . Bien plus qu'un roman,  cet ouvrage est également un livre d'histoire, de coutumes et de bonnes mœurs qui ont sévi durant bien longtemps aux États-Unis (et sévissent parfois encore ). C'est  un livre dans lequel on découvre comment se détacher de l'enfance et de ceux et celles qui nous ont élevé (chose qui s'avère nécessaire mais qui peut parfois s'accomplir de manière brutale).Bref, un roman  à mettre entre toutes les mains tant celui-ci est poignant de vérité et est admirablement bien écrit.   


Club littéraire  du 17 mars 2017

 

Etaient présentes: Adeline – Christine- Stéphanie

Excusée: Jupcy- Elisabeth

 

Pour cette première séance, nous avons commencé par discuté à bâtons rompus afin de faire connaissance. Après avoir échangé sur nos différentes expériences de vie, en expatriation, nous avons présenté, chacune à notre tour, un ou plusieurs  livres. A chaque fois, nous avons résumé l'intrigue et donné quelques arguments, pour expliquer pourquoi ce roman nous a particulièrement marqué ou touché .

Stéphanie est la première à se lancer et elle nous présente le roman «Le baiser de la tortue» de Thierry Montoriol:
 

En 1795, un corsaire breton, Gaëtan de Kervillis , débarque au Venezuela, sur une côte hostile. Paris 1986, le commissaire Célestin Coquillard est chargé d'enquêter sur la  mort successive d'héritiers de Kervillis.

Stéphanie a particulièrement  apprécié  ce roman car c’est un véritable roman d'aventure. Elle a beaucoup aimé l' écriture de Montoriol car il utilise de belles métaphores,originales, inattendues et amusantes .Roman historique, très bien documenté, c'est un véritable plaisir de lire cette histoire de corsaires. Et même si habituellement,  Stéphanie n'apprécie que très peu les livres où il y a des retours dans le passé , elle n'a en l’occurrence pas trouvé cela pesant car l'auteur a su croiser avec doigté les  deux narrations. Ce livre est un subtil mélange  de roman d'aventures et de roman policier qui permet de s'évader du quotidien.


Adeline est venue avec de nombreux romans dans son panier . 

Le premier a pour titre « l'île des oubliés» de Victoria Hislop:


Alexis,une jeune anglaise, diplômée d'archéologie a décidé de se rendre à Plaka , un village de Crète, afin de lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets . En effet ,entre 1903 et 1957, l'île qui fait face à Plaka était une colonie de lépreux et l'arrière -grand -mère d'Alexis y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île qui a connu un destin aussi macabre?

Adeline a aimé cette histoire car on découvre un sujet que l'on ne connaissait pas: la lèpre en Crète et comment les villageois se sont comportés face à cette maladie effrayante.  En général, les malades étaient exclus de la société . Dans ce roman, plein de vérités, on suit avec passion la vie des malades mais aussi ceux qui sont bien portants car une véritable solidarité se met en place pour améliorer le sort des lépreux . C'est  donc une très bonne lecture , mêlant contexte historique, secret de famille et progrès scientifique. Livre émouvant qui apporte un rare éclairage sur l'histoire inconnue de la Grèce moderne.


Le deuxième livre retenu par Adeline s'intitule « la dernière nuit du Raïs» de Yasmina Khadra :
 

Dans ce roman, Khadra nous plonge dans les dernières heures de Mouamar Khadafi,et il nous fait vivre les derniers moments de cette personnalité atypique et complexe.
On se retrouvé dans la peau d'un Kadhafi traqué et poursuivi. En mêlant éléments historiques, anecdotes et thématiques actuelles, Yasmina Khadra nous permet de prendre du recul par rapport au printemps arabe. 


Adeline a apprécié ce récit car elle y a trouvé des éléments de réponse sur la folie de cet homme et elle a découvert comment le printemps arabe a dérapé en Libye,entraînant la chute du dictateur. Ce qui est fou et c'est tout le talent de Khadra, c'est que l'on se met parfaitement à la place de  Khadafi et que l'on entre totalement dans sa tête. On connaît tous son issue fatale, on croit la  connaître, en revanche, on découvre ou redécouvre la face cachée de Khadafi, ce tyran sanguinaire .

Puis Adeline nous a parlé du roman « Le Chardonneret» de Dona Tartt qui raconte la vie mouvementée de Théo brutalement bouleversée car dans un musée de New York, sa mère est tuée dans une gigantesque explosion  Il en  ressort miraculeusement vivant, en possession d'un tableau inestimable « le Chardonneret» peint par un maître hollandais en 1654.  C'est une œuvre qu'il a dérobé et il  n'a pas le droit de la conserver.Pourtant il la gardera  dans toutes les circonstances de sa vie , désormais sans repères .

Adeline a aimé suivre les péripéties de ce gamin qui connaît toutes sortes de situations et qui passe, du cocon douillet d'une riche famille, au bas -fond d'une banlieue de Las Vegas.

Puis Adeline  nous parle du « Détroit du loup» d'Olivier Truc qui nous emmène dans l'univers du roman policier . En Laponie , au printemps. Un mort est découvert et les inspecteurs vont enquêter au sein de la population des plongeurs de l'industrie pétrolière, héros flamboyants et prêts à prendre tous les risques.

Adeline a beaucoup aimé ce  roman car elle connaît bien ce travail de forage pétrolier. On découvre donc, dans ce livre, ce métier particulier avec ses difficultés et ses risques.  Le pays où se passe l'intrigue joue aussi  un rôle très important car  la Laponie est un pays peu connu, avec son climat rude,  ses dangers , ses traditions et sa population. Avec ce polar l'auteur nous entraîne dans un voyage imprévu.

Un autre livre a retenu l'attention d'Adeline « Les lois de la frontière» de Javier Cercas..
 

En 1978, à Gerone, deux quartiers s'opposent . Celui d'Ignacio, un gamin de la classe moyenne,  alias le Binoclard, et celui de Zarco , un jeune voyou charismatique des bidonvilles d'à côté. Les lois de la frontière les séparent mais leur chemin se croise par hasard et le destin  d'Ignacio en sera à tout jamais bouleversé .
Il a osé franchir la ligne et même s'il n’est pas du même bord que la bande de délinquants, sa vie oscillera entre les deux rives de la frontières .

La force de ce roman vient du fait que l'auteur nous offre  une peinture sociale de 'Espagne après-franquiste .

Le dernier livre présenté par Adeline s'intitule «La nuit de Maritzburg» de Gilbert Sinoué .

Dans ce récit,  Sinoué propose un portrait inattendu et sans concession du « Père de la nation indienne».C’est un roman historique,  bien documenté, qui donne un éclairage plus juste sur la vie de Gandhi et sur sa personnalité.

 Adeline a beaucoup apprécié ce livre car elle a découvert  la face cachée de ce  personnage qui pouvait être intransigeant et autoritaire. Dans ce récit, Gandhi est descendu de son piédestal et à la lecture de cette œuvre, Adeline avoue que cela a changé le regard qu'elle portait  sur cet homme.  Histoire riche et très bien écrite , Sinoué a prouvé une fois de plus qu'il est un talentueux  romancier historique et ce livre en est une preuve supplémentaire .

 

Christine a eu un coup de cœur pour le roman « Le quatrième mur» de Sorj Chalandon

Nous sommes en 1982. Pour honorer une promesse, faite à un ami mourant, Georges accepte de laisser sa femme et sa fille de quatre ans pour se rendre à Beyrouth, au Liban, afin de monter la célèbre pièce d' Anouilh: «Antigone». Alors que le pays est déchiré par la guerre, tout l'enjeu de cette représentation consiste à réunir sur scènes des acteurs issus de différents horizons politiques et religieux, et de réussir à créer une harmonie scénique dans un décor en ruine, associant ainsi différentes communautés dans un même rêve de paix. Ces hommes et ces femmes qui s'affrontent au nom de leur religion  arriveront-ils à dépasser les tensions qui divisent leur peuple ?  Georges , soixante-huitard engagé, va alors se retrouver propulsé dans une guerre qui n'est pas la sienne et qui le dépasse. Dès lors, il va connaître la peur, les menaces, les attentats et l'horreur des combats pour défendre le projet de son ami qui, progressivement, deviendra le sien. Un projet qui le changera à jamais…

Impossible de rester insensible à la lecture de ce rêve utopique qui est écrit avec beaucoup de force et de justesse. Christine a aimé le sujet de ce roman qui est habilement traité. En effet, malgré le contexte plein de tension, l'art est au  centre du roman car le théâtre symbolise le terrain neutre qui peut rapprocher les belligérants . Sur les planches,  les conflits sont mis entre parenthèses et on y parle le même langage .Avec «Le quatrième mur »,Sorj Chalandon nous offre un magnifique roman sur l'amitié et l'engagement (politique, amoureux), mais également un récit de guerre terrible avec  des scènes insoutenables menant malheureusement à une terrible désillusion.

 

La prochaine rencontre littéraire aura lieu le 24 avril à partir de 14h45 . Cette séance se fera également autour des livres «coups de cœur» . En revanche le 29 mai nous parlerons d'un seul livre: «Le grand Paris» d'Aurélien Bellanger .

Si vous souhaitez nous rejoindre merci de nous contacter par mail: pointenoireaccueil@gmail.com


Amies lecteurs,

 
Bonjour,
 
Notre prochain club de lecture  aura lieu le mercredi 20 janvier à la bibliothèque de Pointe Noire Accueil située dans l'enceinte de l'école maternelle La Marelle, à partir de 14h30 .
Si vous êtes intéressés par ces rencontres littéraires et si vous avez envie de partager votre plaisir de lire , d'échanger sur vos coups de cœur romanesques ou tout simplement d'écouter les échanges "livresques" vous êtes les bienvenus à ce rendez-vous mensuel qui se fera tout en sirotant un café ou un thé.
Pour cette première rencontre je vous propose de nous retrouver autour du roman " Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre, Prix Goncourt  2013.
J'ajoute une petite liste de livres qui m'ont beaucoup plu ( ou qui me paraissent intéressants ) et qui pourront par la suite faire l'objet d'un débat si cela vous convient. J'attends aussi vos propositions avec plaisir.
 
L'hibiscus pourpre de Chimamanda Ngozi Adichie
Petit piment de Alain Mabanckou
Courir sur la faille de Naomi Benaron
Le quatrième mur de Sorj Chalandon
L'obscur des jours de Bénédicte Froger-Deslis
 
Bonne lecture

 

 
Cercle de lecture du 09 mars 2016
                                                                Petit piment  d’Alain Mabanckou  
 
Etaient présentes : Amel, Caroline, Claire, Christine
 
Qui est petit Piment ?
Non loin de Pointe Noire (Congo), Moïse, jeune orphelin au nom imprononçable et affublé du surnom de « Petit Piment », a été recueilli à la naissance dans un orphelinat dirigé par l'autoritaire et très corrompu Dieudonné Ngoulmoumako qui a engagé ses nombreux cousins pour faire office de « surveillants de couloir ». Avec son unique ami, Bonaventure Kokolo, fils naturel et abandonné d'un fonctionnaire du service des eaux, il suit avec plaisir  les leçons de catéchisme atypiques pour ne pas dire loufoques de l'aumônier Papa Moupelo. Mais un jour, celui-ci disparaît mystérieusement alors que la « révolution socialiste » commence à bouleverser  le pays. Le jeune garçon décide de s’enfuir et  se retrouve dans les rues de Pointe Noire livré à lui-même. Une tenancière de maison  close « Maman Fiat 500 » le prend alors sous son aile. Hélas, cette trêve ne durera pas longtemps car le maire de la ville va fermer toutes les maisons closes tenues par des zaïroises.  « Maman Fiat 500 » disparaît à son tour. Cette seconde disparition va entraîner Petit Piment vers  la folie. Il ne lui restera rien, ni mémoire ni identité. Il devient un rebut de la société. Mabanckou nous raconte une vie tragique et hautement romanesque, pourtant inspirée de la vie bien réelle d’un vagabond que le romancier a rencontré dans les rues de Pointe Noire.
La vie de Petit Piment ressemble à celle de beaucoup d’Africains ballottés au gré des circonstances. Il deviendra un petit voyou en même temps que le pays  sombrera dans une révolution marxisme. C’est un personnage de fiction qui rend hommage à toutes les personnes réelles qui sont laissées pour compte dans ce pays. Petit Piment devient le héros de ce roman qui permet à Mabanckou de décrire tous les excès de l’Afrique. Pointe Noire devient alors le lieu de toutes les turpitudes, de tous les excès et de tous les dangers où l’on doit dépenser des astuces de  débrouillardise pour survire
Caroline n’a pas aimé ce roman car l’auteur n’a pas donné suffisamment de place à la solidarité africaine. En effet, dans ce livre, Petit Piment est livré à lui même et va de déboires en déboires. On sent qu’il n’y a aucun avenir pour lui  et c’est terrible.  Caroline pensait qu’en Afrique les liens familiaux étaient plus forts et que les enfants trouvaient toujours un foyer où ils pouvaient  se réfugier. Ce n’est absolument pas le cas dans « Petit Piment »qui est une histoire assez dure et terriblement cruelle.
Amel a été  aussi déçue par ce roman car toute la dernière partie, celle ou Petit Piment sombre dans la folie lui a semblé peu crédible. Amel a trouvé que la fin était trop brutale et que le livre lui donnait l’impression de ne pas être fini. Elle attendait un épilogue différent où toutes les zones d’ombre du livre auraient été dévoilées.
Claire n’a pas non plus apprécié ce livre même si elle a trouvé que Mabanckou a su donner de l’authenticité à son histoire, en décrivant avec beaucoup de justesse la vie dans les rues de Pointe Noire. Par ce côté le livre est intéressant car c’est un témoignage sur le pays de l’auteur. Cependant Claire n’aime pas l’écriture et le style de ce livre et elle trouve que la fin a été bâclée.  
 
Christine n’est pas non plus tombée sous le charme de ce roman qui aurait pu être beaucoup plus intéressant.  Bien que « Petit Piment » soit  à la fois un roman social et un témoignage sur la vie des orphelins du Congo l’auteur n’a pas su totalement captivé notre attention. Les personnages de Mabanckou sont pourtant originaux, attachants et hauts en couleur.  Le romancier  est avant tout un conteur  qui nous embarque avec des dialogues savoureux  et la gouaille des rues africaines dans une aventure terrible.
Petit Piment est, un Oliver Twist, un Gavroche à l'africaine. Cependant Mabanckou n’a pas le talent de Dickens et encore moins celui de  Victor Hugo. Hélas !!!
 On peut donc dire, que d’une manière générale, les participantes du cercle de lecture n’ont pas été totalement séduites par le roman de Mabanckou même si l’'histoire que nous raconte l’auteur  est ancrée dans une ville que le romancier connaît bien. Il est vrai qu’avec ce roman nous découvrons le Congo et particulièrement Pointe Noire. Cette ballade nous emmène en terre Africaine et nous pouvons entendre ses chants et découvrir les couleurs équatoriales de ce flamboyant continent. Nous sommes immergés dans les croyances ancestrales : animisme, sorcellerie. On est également plongé dans l’épaisseur du monde africain, brutal, vif, fétichiste et joyeux
Pourtant malgré ce joli surnom le roman manque de saveur et les pérégrinations de notre héros, de son orphelinat à Loango à sa déchéance mentale dans sa cabane en passant par sa drôle de relation avec une mère maquerelle, restent assez fades. Cependant, nous avons toutes reconnu  qu’Alain Mabanckou  a un certain talent pour évoquer l’enfance et pour distiller quelques anecdotes savoureuses ici et là.  Il n’empêche que l’ensemble du livre manque de cohésion et d’épaisseur. L’histoire aurait méritée d’être plus étoffée, plus équilibrée entre les deux parties, entre l’orphelinat et la folie car en traitant la deuxième partie du roman de façon superficielle, le récit perd de sa crédibilité et l’on s’éloigne un peu des personnages qui deviennent  beaucoup  moins attachants.
Certes,  l'auteur ne cherche pas à cacher la misère, bien au contraire ; il pose un décor glaçant et volontairement malsain autour du narrateur. Il n’empêche que  l'ambiance reste plutôt pauvre dans l'ensemble du roman. Lui qui connaît si bien Pointe-Noire, aurait dû nous faire vivre, sentir, ressentir ce poumon économique et ce vivier démographique qu'est la cité ponténégrine ! Malheureusement ce n’est pas le cas  et l’on est déçu de ne pas retrouver les couleurs et la puissance de vie qu’offrent les rues de Pointe Noire. Et c‘est bien dommage !
   
 
 ALAIN MABANCKOU Alain Mabanckou est un écrivain et enseignant franco1-congolais né à Pointe-Noire (République du Congo) le24 février 1966. Il a remporté en 2006 le prix Renaudot pour son roman « Mémoires de porc-épic ». 
Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en lettres et philosophie au lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l'université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans, avec déjà quelques manuscrits dans ses affaires, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard.
 
Il vit aujourd'hui à Santa Monica, en Californie.

Bonne semaine à tous.
 
Christine Grimaud.
Responsable de la bibliothèque et animatrice du cercle de lecture .